Protéger une page par mot de passe
Chiffrer le contenu d'une page, sans possibilité de récupération.
Une page protégée par mot de passe ne se contente pas de refuser l'entrée : son contenu est chiffré dans la base de données. Sans le mot de passe, une copie de la base ne rend rien de lisible — ni pour le propriétaire de l'espace, ni pour un administrateur, ni pour l'hébergeur.
- ⚠️ Avant de commencer : ce mot de passe ne se récupère pas
- Protéger une page
- Lire une page protégée
- Ce que la protection couvre — et ce qu'elle ne couvre pas
- Ce qui devient indisponible sur une page protégée
- Cas particuliers
- Changer le mot de passe
- Retirer la protection
⚠️ Avant de commencer : ce mot de passe ne se récupère pas
Il n'existe aucun moyen de retrouver le contenu d'une page dont le mot de passe est perdu. Pas de question secrète, pas de lien de réinitialisation, pas de recours auprès d'un administrateur. Le mot de passe n'est stocké nulle part, sous aucune forme : c'est précisément ce qui rend la protection réelle.
Si vous perdez le mot de passe, le contenu de la page et de toutes ses sous-pages est définitivement illisible. Notez-le dans un gestionnaire de mots de passe avant de continuer.
Protéger une page
L'entrée Protéger par mot de passe, dans le menu ⋯ de l'en-tête, ouvre le panneau. Saisissez le mot de passe deux fois, puis confirmez l'avertissement.
À la pose de la protection :
- le contenu de la page et de toutes ses sous-pages est chiffré ;
- les versions précédentes de ces pages sont effacées — elles contenaient le contenu en clair, les garder aurait vidé la protection de son sens ;
- votre session reste ouverte : vous continuez de lire la page sans ressaisir le mot de passe que vous venez de choisir.
Seuls le propriétaire et les administrateurs de l'espace peuvent poser, modifier ou retirer une protection. Un éditeur ne peut pas rendre une page illisible à celui qui détient l'espace.
Lire une page protégée
Toute personne qui a le droit de voir la page et connaît le mot de passe peut l'ouvrir. À l'ouverture, un écran remplace le contenu et demande le mot de passe.
Une page protégée se reconnaît avant même de l'ouvrir : un cadenas l'accompagne dans la barre latérale, dans les sommaires, sur les liens internes qui y mènent, et dans l'en-tête de la page à côté de sa visibilité. Ses sous-pages, protégées avec elle, portent le même cadenas.
Une fois saisi, le déverrouillage vaut pour toute votre session : vous pouvez naviguer, revenir sur la page, modifier son contenu sans le ressaisir. En revanche :
- vous déconnecter reverrouille la page ;
- fermer l'onglet ne suffit pas — la session reste ouverte.
Après plusieurs saisies erronées, l'application ralentit les tentatives suivantes pendant quelques minutes.
Ce que la protection couvre — et ce qu'elle ne couvre pas
Elle couvre le contenu des blocs de la page et de ses sous-pages : textes, titres, listes, encadrés, tableaux simples, code.
Elle ne couvre pas :
- le titre de la page, ni sa description, ni son icône. Ils restent visibles dans le menu, le fil d'Ariane et la recherche — c'est ce qui permet de retrouver la page ;
- ce qui a été sauvegardé avant la pose de la protection. Verrouiller une page ne réécrit pas les sauvegardes déjà faites ;
- un serveur compromis pendant que quelqu'un a la page ouverte : à cet instant, la clé est en mémoire du serveur. La promesse tenue est « une copie de la base ne suffit pas », pas « le serveur ne voit jamais rien ».
Ce qui devient indisponible sur une page protégée
Tant que la protection est en place, ces actions sont refusées sur la page et ses sous-pages :
| Action | Pourquoi |
|---|---|
| Export Markdown et Word | Le fichier ne contiendrait que du contenu chiffré |
| Duplication | La copie serait illisible, y compris avec le mot de passe |
| Enregistrement comme modèle | Un modèle est fait pour être réutilisé ailleurs |
| Assistant IA | Il lit le contenu de la page, qu'il ne peut pas déchiffrer |
Connecteur MCP (get_page, écritures) |
Un connecteur n'a pas de session où ranger la clé |
| Recherche dans le contenu | Le texte chiffré ne correspond à aucune recherche. Le titre, lui, reste trouvable |
| Déplacement dans ou hors de la branche protégée | La page changerait de clé en chemin |
Cas particuliers
Sous-pages. La protection est héritée par toute la descendance, avec le même mot de passe. Une sous-page ne peut pas avoir sa propre protection : le panneau indique quelle page décide.
Base de données. Une page qui porte une base de données — ou dont une sous-page en porte une — ne peut pas être protégée. Les valeurs des tableaux sont rangées hors des blocs et ne seraient pas chiffrées : la protection serait incomplète, elle est donc refusée plutôt qu'à moitié tenue.
Page publique. Une page publiée sur le web peut être protégée, et une page protégée peut être publiée. Le lien de partage mène alors à l'écran de mot de passe : toute personne qui a l'adresse voit le titre de la page, seules celles qui connaissent le mot de passe lisent son contenu. C'est une façon de diffuser une adresse largement en n'en donnant la clé qu'à quelques-uns. Le visiteur n'a pas besoin de compte ; son déverrouillage vaut le temps de sa visite.
Corbeille. Une page protégée mise à la corbeille garde sa protection, et la retrouve intacte à la restauration.
Changer le mot de passe
Le panneau demande le mot de passe actuel, puis le nouveau. Le contenu n'est pas rechiffré au passage : l'opération est immédiate, quelle que soit la taille de la page.
Retirer la protection
Le panneau demande le mot de passe actuel — sans lui, retirer la protection perdrait le contenu au lieu de le libérer. Une fois retirée, la page redevient lisible par les membres de l'espace, et toutes les actions ci-dessus redeviennent disponibles.