Les connexions
Relier votre espace à GitHub, Jira, Linear et les autres — et voir vos liens prendre vie.
Coller un lien dans une page donne une adresse. C'est peu. Avec les connexions, ce même lien devient une carte : le titre du ticket, son statut, la personne qui s'en occupe, son échéance — et tout cela se met à jour tout seul.
- Ce qui fonctionne déjà, sans rien régler
- Ce qu'une connexion ajoute
- Connecter un service
- Une fois connecté, qu'est-ce que ça change ?
- Chercher depuis OIO, sans quitter la page
- Créer un ticket sans quitter la page
- Afficher une liste qui se tient à jour
- Ce que les autres voient — à lire avant de connecter
- Entretenir les cartes
- Pour l'administrateur de l'instance
Ce qui fonctionne déjà, sans rien régler
Toute adresse collée devient une carte. Un article de presse, une fiche produit, une vidéo, la page d'une association : OIO lit ce que la page publie sur elle-même — son titre, sa description, son image — et en fait une carte propre.
Aucune connexion n'est nécessaire pour cela, et c'est vrai pour l'ensemble du web, pas pour une liste de sites choisis à l'avance.
Pour l'obtenir : insérez un bloc Aperçu de lien (menu /, rubrique Médias &
Enrichissement), collez l'adresse, et voilà.
Ce qu'une connexion ajoute
Certaines informations ne sont pas publiques : le statut d'un ticket, le nom de la personne qui en a la charge, une échéance. Pour les afficher, OIO doit se présenter au service — et c'est ce qu'une connexion permet.
Douze services sont reconnus aujourd'hui :
| Service | Ce que la carte affiche en plus |
|---|---|
| GitHub | Tickets et demandes de fusion : statut, assigné, nombre de commentaires. Dépôts : langage, étoiles |
| GitLab | Tickets et demandes de fusion : statut, assigné, jalon, branches |
| Jira | Résumé, statut, assigné, échéance, priorité |
| Jira Data Center | Le même Jira, hébergé par votre équipe : même carte, par jeton personnel |
| Linear | Titre, état, priorité, assigné |
| Asana | Tâche achevée ou non, responsable, échéance, projet |
| Figma | Nom du fichier, vignette, dernière modification, nombre de commentaires |
| Google Drive | Nom du document, propriétaire, date de modification |
| Notion | Titre de la page et dernière modification |
| Todoist | Tâche, projet, échéance, priorité (par jeton personnel) |
| Trello | Cartes et tableaux : un tableau s'importe en base de données OIO |
| Microsoft 365 | Documents Word et fichiers OneDrive : nom, auteur, date |
Connecter un service
Cela se passe en deux temps, dans Paramètres de l'espace › Connexions.
1. Déclarer votre application
Chaque espace utilise sa propre application chez le service : c'est vous qui la créez, avec le périmètre que vous jugez bon, et vous n'empruntez celle de personne.
Dépliez « Déclarer une application » sous le service voulu. OIO y affiche le mode d'emploi de ce service, étape par étape : où cliquer dans sa console, quelles permissions cocher, et où lire l'identifiant et le secret une fois l'application créée. Chaque service range ces réglages ailleurs et sous un autre nom — inutile de chercher.
OIO vous donne aussi l'adresse de retour à recopier chez le fournisseur — de la forme :
https://votre-domaine/app/connections/callback/github
Créez ensuite l'application sur la console du service (le lien est fourni), collez-y cette adresse, puis reportez dans OIO l'identifiant et le secret obtenus. Le secret est chiffré avant d'être enregistré et n'est jamais réaffiché.
2. Connecter le compte
Le bouton « Connecter » apparaît alors. Le service vous demande votre accord, et vous revenez dans OIO.
Seuls le propriétaire et les administrateurs de l'espace peuvent déclarer une application, connecter ou déconnecter un service. Tout cela engage l'espace entier, pas seulement celui qui l'établit.
Tant qu'aucune application n'est déclarée, le service reste affiché avec la mention « Application à déclarer », et ses liens continuent d'afficher leur carte publique.
Une fois connecté, qu'est-ce que ça change ?
Rien d'automatique : c'est au moment où vous collez un lien que la connexion sert.
Insérez un bloc Aperçu de lien (menu /, rubrique Médias & Enrichissement), collez
l'adresse, et la carte s'enrichit de ce que le service accepte de dire à votre compte —
là où, sans connexion, elle se serait contentée des informations publiques.
Vous pouvez aussi changer un aperçu déjà posé : le bouton Rafraîchir sous la carte relit le lien avec la connexion fraîchement établie.
Notion demande une étape de plus. Une intégration Notion ne voit que les pages qu'on lui a explicitement partagées. Dans Notion, ouvrez la page (ou la base) voulue, menu
•••› Connexions › choisissez votre intégration. Sans ce partage, l'API répond « non trouvé » et OIO retombe simplement sur l'aperçu public — c'est le comportement normal, pas une panne.
Chercher depuis OIO, sans quitter la page
Une fois un service connecté, vous n'avez plus à aller y chercher une adresse pour la
rapporter ici. Tapez / dans une page, choisissez « Depuis un service » : une fenêtre
s'ouvre, vous cherchez, et vous décidez sur place.
Sur les services qui distinguent plusieurs familles — GitHub et GitLab, par exemple — un second rang d'onglets vous laisse choisir ce que vous cherchez : Mes dépôts, Mes tickets, Mes demandes de fusion, Mes releases. Les recherches portent sur votre compte : vous n'y verrez pas les projets publics du monde entier.
Trois actions, selon ce que vous voulez obtenir :
| Action | Ce que vous obtenez | Et après ? |
|---|---|---|
| Lien | Une carte enrichie | Se met à jour : statut, responsable, échéance suivent l'original |
| Intégrer | Le document dans un cadre | Toujours à jour — c'est l'original qui s'affiche |
| Importer | Le contenu recopié en blocs OIO | Une copie : elle vit sa vie et ne suit plus l'original |
Le choix entre les deux premières et la troisième est le seul qui compte vraiment : voulez-vous un reflet, ou une copie ? Un compte rendu de réunion qu'on va retravailler dans OIO se copie ; un ticket dont on veut voir l'avancement se lie.
Seuls les services connectés et sachant chercher apparaissent dans la fenêtre. L'import n'est proposé que là où OIO sait traduire le contenu — et, sur un même service, qu'aux éléments qui s'y prêtent (une présentation Google ne s'importe pas, elle s'intègre) :
| Service | Ce que l'import donne |
|---|---|
| GitHub, GitLab | Un ticket, une demande de fusion ou une note de version devient des blocs — cases à cocher comprises — avec son état, ses assignés et un lien de retour en tête |
| Linear, Jira, Jira Data Center | Un ticket devient des blocs (la description Jira est traduite : titres, listes, tâches, code, tableaux), avec son état, sa priorité et son assigné |
| Asana, Todoist | Une tâche devient des blocs ; un projet devient une sous-page portant une base de données : une ligne par tâche, section, assigné, échéance, priorité, étiquettes |
| Notion | Une page devient des blocs ; une base devient une base de données OIO, colonnes typées (statut, sélections et leurs couleurs, nombres, dates, cases à cocher), une ligne par entrée avec son lien de retour |
| Google Drive | Un Docs devient des blocs ; une feuille Sheets devient une base de données, la première ligne donnant les colonnes. Présentations : préférez « Intégrer » |
| Microsoft 365 | Un document Word devient des blocs : titres, listes, tableaux, gras et italique. Excel et PowerPoint : préférez « Intégrer » |
| Trello | Une carte devient des blocs, ses checklists en cases à cocher ; un tableau devient une base de données : une colonne « Liste », une ligne par carte, description et checklists dans sa page |
Chaque service propose ses familles de recherche : « Mes tickets », « Assignés à moi », « Mes projets », « Aujourd'hui »… et, sur Jira, une famille JQL où ce que vous tapez est la requête elle-même. Laissez la recherche vide pour lister ce qui a bougé récemment.
Un tableau atterrit dans une sous-page, et non au milieu de votre texte : une base de données ne se fond pas dans un paragraphe. OIO vous le dit au moment de l'import.
Les services qui n'attendent qu'un jeton personnel — Todoist — ont eux aussi leur mode d'emploi, sous « Où trouver mon jeton ? ».
Un service hébergé par votre équipe
Si votre équipe héberge son propre GitLab, déclarez son adresse (« https://git.exemple.fr ») avec l'application : la connexion, les cartes, les recherches et l'import visent alors votre instance, et les liens vers elle sont reconnus.
Jira Data Center n'existe qu'hébergé : c'est un connecteur à part, « Jira Data Center », qui ne demande ni application ni secret. Déclarez l'adresse de votre Jira, puis collez un jeton d'accès personnel (votre avatar › Profil › Jetons d'accès personnels). Cartes, familles de recherche, JQL, import et création sont les mêmes que sur Jira Cloud.
Figma demande votre équipe
Figma ne sait pas lister « mes fichiers ». Déclarez l'identifiant de votre équipe — le nombre après « team/ » dans l'adresse de l'équipe — avec l'application : la recherche « Fichiers de l'équipe » parcourt alors ses projets. Un lien vers une frame précise (« node-id ») affiche l'image de cette frame.
Trello demande une clé en plus
Trello ne délivre pas de jeton par le parcours habituel. Il vous faut donc deux choses : la clé de votre Power-Up (à déclarer comme une application, dans le volet du connecteur) et un jeton personnel, que Trello vous donne depuis cette même page de développeur.
Il faut le droit d'écrire la page : on y insère quelque chose. Un lecteur ne voit pas cette entrée de menu.
Créer un ticket sans quitter la page
Sur GitHub, GitLab, Linear, Jira, Asana et Todoist, la fenêtre « Depuis un service » propose aussi « + Créer un ticket » (ou « une tâche ») : un titre, une description, le dépôt ou le projet où il naît — et sa carte prend place dans la page, tenue à jour comme un lien.
Créer écrit chez le service, avec les droits du compte connecté. Sur Jira, OIO lit les types de ticket du projet et choisit une tâche (« Task », « Tâche »…), sinon un récit, sinon un bug — jamais une sous-tâche.
Afficher une liste qui se tient à jour
Les trois actions ci-dessus insèrent une ressource. Pour en suivre plusieurs, il y a le
bloc Liste connectée (menu /).
Vous y choisissez un service et une recherche ; le bloc affiche les résultats et les réinterroge à chaque ouverture de la page. « Les tickets où l'on parle de facturation », « mes tâches Todoist », « les pages Notion du projet » : la liste vit, vous n'avez rien à entretenir.
Laissez la recherche vide pour tout lister.
Sur une page publiée, la liste ne s'affiche pas. Elle est faite avec les droits du compte connecté : la montrer à un visiteur reviendrait à publier les tickets de votre équipe. Le bloc l'indique clairement au lieu de paraître vide.
Pour la même raison, les exports Word et Markdown ne reprennent que le nom de la recherche : ses résultats n'ont jamais été enregistrés dans la page, et un document exporté ne saurait pas les rafraîchir.
Ce que les autres voient — à lire avant de connecter
C'est le point important, et il vaut mieux le savoir avant qu'après.
Une connexion appartient à l'espace. Les cartes sont fabriquées avec les droits du compte connecté. Un membre qui colle le lien d'un ticket verra donc son statut et son titre, même s'il n'a pas de compte chez le service — et même s'il n'y aurait pas accès.
Connectez donc un compte dont le périmètre correspond à ce que l'équipe a le droit de voir.
Une page publiée publiquement, en revanche, n'affiche jamais ces informations. Elle retombe automatiquement sur la carte publique du lien, celle que n'importe quel visiteur obtiendrait de son côté. Il n'y a pas de réglage pour en sortir : un ticket privé ne doit pas se retrouver sur le web parce qu'une page a été publiée.
Même règle pour les exports (Word, Markdown) : l'aperçu y redevient un lien.
Entretenir les cartes
Une carte de service consultée ces derniers jours se rafraîchit d'elle-même en arrière-plan, avant d'expirer : quand vous ouvrez la page, le statut affiché est déjà le bon. Vous pouvez forcer la relecture avec Rafraîchir, sous la carte — utile quand vous venez de fermer le ticket et voulez le voir fermé ici aussi.
Carte compacte réduit l'aperçu à une seule ligne : pratique pour une liste de liens.
Si un service cesse d'accepter nos jetons (mot de passe changé, accès révoqué), la connexion passe à « À reconnecter » dans les paramètres. Les cartes ne disparaissent pas pour autant : elles reviennent simplement à leur version publique, le temps que le compte soit reconnecté.
Pour l'administrateur de l'instance
Rien à déployer. Les identifiants d'application appartiennent aux espaces, pas au serveur : aucune variable d'environnement n'est à renseigner pour ouvrir un service à une équipe.
Une seule exigence, commune à tous les secrets confiés par les utilisateurs :
AI_ENCRYPTION_KEY doit être définie. Sans elle, ni application ni connexion ne peuvent
être enregistrées — OIO refuse plutôt que de stocker un secret en clair.